Uzumaki: Spiral into Horror

Uzumaki: Spiral into Horror
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Informations

Titre romaji Uzumaki
Titre anglais Uzumaki: Spiral into Horror
Format Manga
Chapitres 19
Volumes 3
Status Pas encore commencé
Première publication 12 janvier 1998
Genres Romance, Drama, Surnaturel, Psychologique, Seinen, Horreur, Démence
Autre titres The Spiral

Statistiques

Rang : #0
Score : 8.2 / 10
Popularité : 6516

Synopsis

Kurozuchou, une petite ville brumeuse sur la côte du Japon, est maudite. Selon Shuichi Saito, le petit ami retiré de l'adolescente Kirie Goshima, leur ville n'est pas hantée par une personne ou un être mais par un motif : uzumaki, la spirale, la forme hypnotique secrète du monde. Elle se manifeste par de petites manifestations : coquillages, fougères, tourbillons dans l'eau, tourbillons dans l'air. Et dans une large mesure : les marques en spirale sur les corps des gens, les obsessions insensées du père de Shuichi, la voix de la cochlée dans votre oreille interne. Au fur et à mesure que la folie se répand, les habitants de Kurouzu-cho sont entraînés de plus en plus profondément, comme dans un tourbillon dont il n'y a aucun retour...

Personnages

Chie Maruyama
Personnage secondaire
Mitsuru Yamaguchi
Personnage secondaire
Shiho Ishikawa
Personnage secondaire
Kyoko Sekino
Personnage secondaire
Toshio Saitou
Personnage secondaire
Norio Katayama
Personnage secondaire

Staff

Aucun staff pour le moment.

Critiques

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-Sakura -Sakura
11 juin 2020 à 23:03
Episodes vues
0 sur ?
Note mise
10 / 10

Cette histoire peu banale nous emmène dans un compte horrifique sous le signe de la démesure. En effet, ces événements qui arrivent au compte goutte au début, s’enchaînent de plus en plus vite et sont de plus en plus importants. Des petites bizarreries aux massacres organisés par les femmes enceintes (si si je vous jure ), tout aurait pu alerter notre héroïne et les autorités locales sur ces faits mystérieux. Étant dans une fiction, il devient tout à fait normal d’avoir les cheveux qui poussent allant jusqu’à faire trois mètres et tout bouclés. J’ironise sur les faits qui sont, bien sur, énormes, mais l’enchaînement d’événements lugubres comme ceux là est très bien mis en scène par Junji Ito qui nous présente un tableau plus que sombre.

L’angoisse de la population est inexistante et Kirie devient le seul témoin avec son ami de toujours qui l’incite à quitter la ville depuis le début. Les meurtres, les transformations physiques, l’étrange fumée noire en forme de spirale les jours de crémation, tout cela ajoute une atmosphère pesante. C’est peut-être le seul point négatif de ce manga, la population est encore moins réactive qu’un mouton de Panurge. Tous les éléments mis en place sont exactement ce que nous cherchons lorsqu’on se dirige vers une œuvre d’épouvante. On veut du frisson, des situations qui nous poussent à dire « mais dégage de là !!! », de l’horreur quoi !

Junji Ito reproduit très bien tout cela avec un style graphique d’une précision rare. Le nombre de détails sur ses planches est incroyable. Les expressions des visages sont géniales, quand quelqu’un a peur on le voit et ça devient presque contagieux. Ce coté psychédélique est aussi très réussi, on se croirait à la période « flower power » des années 60/70. Certaines pages nous prennent plusieurs minutes tellement les détails sont nombreux.On observe les changements de comportement des gens lorsque les morts s’enchaînent. On a l’impression d’être en temps de guerre où les moments d’entraide laissent place à la loi du plus fort quitte à mettre une famille à la rue. La nature humaine, bonne comme mauvaise, nous est donc dévoilée dans ce récit surnaturel. Des personnes justifient des actes cruels et inhumains pour cause de famine et la monstruosité devient comportementale plus que physique. Le rapport avec les crimes en temps de guerre ne devient que plus flagrant. De quoi sommes nous capables pour sauver notre peau ?

Nous devons parler de la spirale qui est au centre de cette histoire, elle traitée comme une entité omniprésente, une sorte de divinité de la ville de Kurouzu. Cette chose qui n’a pas de forme ni de représentation définie agit sur la ville et la population comme une magie noire créant une ambiance particulière. Toutes ces choses sont suggérés avant d’être dessinés par Junji Ito. Et la représentation graphique de cette spirale est tout aussi bonne que l’atmosphère créée par celle ci.

 Il y a eu un film sorti en 2000 intitulé Uzumaki, je ne l’ai pas encore vu mais le manga m’ayant plu je pense que je vais le visionner des que possible. Pour finir je dirai que cette première lecture du maître m’a complètement conquis et je me laisserai volontiers convaincre par une autre en espérant retrouver dans un autre contexte une ambiance aussi malsaine .